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Ferme Éolienne de Lucy

Un projet développé en lien avec le territoire

La Ferme Éolienne de Lucy s’inscrit dans la continuité de la présence d’Iqony Wind France dans le département de l’Aisne, où l’entreprise accompagne le développement de projets éoliens depuis près de dix ans. Cet ancrage local, notamment au sein des Communautés de Communes du Val de l’Oise et de Thiérache Sambre et Oise, permet de construire des projets en dialogue avec les collectivités, les services de l’État et les acteurs concernés. 

Initié en 2017 à la suite de premiers échanges avec les élus de la commune de Ribemont, le projet est entré en phase de développement en 2022, après une délibération favorable du Conseil municipal. Les études préalables et le dossier de demande d’autorisation environnementale ont ensuite été élaborés en lien avec les élus, les services de l’État, les experts environnementaux, ainsi qu’avec les propriétaires et exploitants concernés, afin de proposer un projet adapté au territoire et à ses enjeux.

Les caractéristiques techniques prévisionnelles

Nombre d’éoliennes

3

Modèle pressenti

Nordex N149-5,7 ou équivalent

Hauteur en bout de pale

180 m

Puissance nominale totale

17,1 MW (3x5,7 MW)

Production estimée

env. 41 870 MWh/an

Émissions CO2-eq évitées

Env. 10 480 tonnes/an (base 250 g/kWh)

Consommation électrique couverte1

env. 10 016 foyers

1Source : Commission de Régulation de l’Energie (CRE), Observatoire des marchés de détail de l’électricité et du gaz naturel. Consommation résidentielle au 31 décembre 2025 : 146,42 TWh pour 35 024 000 sites résidentiels, soit une moyenne d’environ 4 180 kWh/an/site résidentiel

Les démarches de concertation mises en place

Dans le cadre de l’avancement du projet, plusieurs actions de concertation ont été mises en place en amont du dépôt de la demande d’autorisation. Un cabinet de concertation neutre et indépendant a été mandaté pour accompagner l’information du public et organiser les temps d’échange.

Des rencontres ont eu lieu avec les élus locaux et intercommunaux, notamment dans le cadre d’un comité de projet destiné à présenter les principales caractéristiques du projet et à répondre aux questions. Une rencontre participative a également été organisée afin d’échanger directement avec les habitants.

Le calendrier prévisionnel

Des échanges précoces avec les représentants locaux ont permis de présenter les premières intentions du projet, d’en préciser les contours et d’apprécier son accueil sur le territoire.

Avec le vote favorable de la commune, une étape importante a été franchie : le projet a obtenu le soutien politique nécessaire à la poursuite de son développement.

Les expertises techniques et environnementales ont été engagées afin de caractériser précisément le site et ses enjeux. Elles ont notamment porté sur le potentiel éolien, le milieu naturel, le paysage, le patrimoine, le cadre de vie et les activités humaines. 

Les études engagées ont permis d’établir un diagnostic détaillé de l’état initial du site et de son environnement : paysage, biodiversité, patrimoine, cadre de vie et usages du territoire. Cette analyse a constitué une étape essentielle pour identifier les enjeux locaux et orienter la conception d’un projet adapté au territoire.

Une étude d’impact environnemental complète a été menée afin d’analyser en détail les effets potentiels du projet sur les milieux naturels, la biodiversité, le paysage et les populations concernées.

À la suite du dépôt de la demande d’autorisation environnementale, le projet a fait l’objet d’une d’instruction par les autorités compétentes, destinée à examiner le dossier, à l’enrichir si nécessaire et à poursuivre le dialogue avec les acteurs du territoire. Cette phase s’est ensuite conclue par l’ouverture de la procédure de concertation obligatoire.

La consultation du public par voie électronique relative au projet de Ferme Éolienne de Lucy s’est déroulée du 6 novembre 2025 au 6 février 2026.

Pendant toute la durée de cette consultation, le public a pu prendre connaissance du projet et formuler ses observations sur le registre numérique dédié.

Les documents relatifs à la consultation du public dite parallélisée sont également disponibles sur le site internet de la préfecture de l’Aisne :

Site de la préfecture de l’Aisne

À l’issue de l’instruction et de la consultation du public, les autorités compétentes analysent l’ensemble du dossier avant de statuer sur la demande d’autorisation environnementale.

Pour en savoir plus

Un parc éolien terrestre relève de la réglementation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). À ce titre, il fait l’objet d’une étude d’impact environnemental approfondie dont l’objet est d’analyser l’ensemble des incidences positives ou négatives d’un projet sur son environnement. L’étude d’impact permet également d’identifier les mesures nécessaires pour éviter, réduire ou, lorsque cela est nécessaire, compenser les éventuels impacts résiduels négatifs. 

Les expertises portent notamment sur l’environnement humain (qualité de vie des riverains, aspects liés à la santé et à la sécurité, les nuisances sonores, les ombres portées), sur le paysage et le patrimoine ainsi que l’environnement naturel (fonctionnalités écologiques, flore, faune, habitats). Les résultats de ces études permettent d’adapter le projet dès sa conception : choix de l’implantation des éoliennes, mesures de protection, dispositifs de suivi, etc. 

L’objectif est de développer un projet compatible avec son territoire d’accueil, en conciliant production d’énergie renouvelable, préservation de l’environnement et qualité de vie des habitants.

La préservation de la santé des riverains est une préoccupation majeure dans le développement d’un parc éolien. En France, les projets sont soumis à une réglementation stricte visant à protéger les populations et qui impose notamment une distance minimale de 500 mètres entre une éolienne et les habitations, ainsi que le respect de seuils acoustiques réglementaires.

Des études acoustiques sont réalisées avant la construction afin de modéliser les niveaux sonores attendus et les éventuelles mesures nécessaires pour les atteindre. Après la mise en service, des contrôles sont réalisés pour vérifier la conformité du parc. Si nécessaire, le fonctionnement des éoliennes peut être ajusté afin de respecter les seuils applicables.


Les éoliennes produisent également des infrasons, comme de nombreux phénomènes naturels (vent, vagues, orages) ou équipements du quotidien. Selon les expertises menées par les autorités sanitaires françaises, notamment l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), les niveaux d’infrasons mesurés à proximité des parcs éoliens sont très faibles et les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence d’effet sanitaire directement attribuable à ces niveaux d’exposition.

Source : ANSES, Exposition aux basses fréquences et infrasons des parcs éoliens

La préservation du milieu naturel fait partie des principaux enjeux étudiés lors du développement d’un parc éolien. Des inventaires écologiques sont réalisés sur un cycle biologique complet afin d’identifier les espèces présentes, leurs habitats et les éventuelles sensibilités du site, notamment pour les oiseaux, les chauves-souris, la flore et les milieux naturels. 

Le projet est ensuite adapté selon la séquence réglementaire « Éviter, Réduire, Compenser ». Cette démarche vise en priorité à éviter les secteurs les plus sensibles, puis à réduire les impacts qui ne peuvent être totalement évités, par exemple par l’arrêt temporaire de certaines éoliennes lors des périodes d’activité des chauves-souris. En dernier recours, si des impacts résiduels significatifs subsistent, des mesures de compensation peuvent être mises en place. Des suivis écologiques sont également réalisés pendant l’exploitation du parc afin de vérifier l’efficacité des mesures retenues.

L’objectif est de concilier le développement des énergies renouvelables avec la préservation durable des écosystèmes, en s’appuyant sur les connaissances scientifiques, les retours d’expérience et un suivi environnemental continu.

Les éoliennes sont des installations visibles qui modifient la perception du paysage. Leur implantation fait donc l’objet d’une étude paysagère approfondie et adaptée aux caractéristiques de chaque territoire. 

L’étude paysagère analyse les caractéristiques du territoire, ses éléments patrimoniaux, ainsi que les vues possibles depuis les habitations, les axes de circulation, les sites remarquables et les lieux fréquentés. Elle s’appuie notamment sur des cartes de Zones d’Influence Visuelle (ZIV), des photomontages et des analyses de saturation visuelle, qui permettent d’évaluer l’insertion du parc éolien dans le paysage et d’anticiper sa perception depuis différents points de vue.

L’emplacement, le nombre et la disposition des éoliennes sont définis afin de favoriser une implantation cohérente, préserver les éléments remarquables du paysage et maintenir des espaces de respiration visuelle.

L’implantation d’un parc éolien est conçue pour préserver au maximum les activités agricoles. L’emprise au sol est limitée : elle concerne principalement les fondations des éoliennes, les plateformes de maintenance et les chemins d’accès. La grande majorité des parcelles demeure donc disponible pour les cultures ou l’élevage. Les accès sont conçus en concertation avec les exploitants et privilégient, lorsque cela est possible, les voies et chemins existants. L’objectif est de s’intégrer aux pratiques agricoles locales et de limiter les contraintes d’exploitation. Dans la plupart des situations, les agriculteurs peuvent poursuivre leur activité dans les mêmes conditions qu’avant l’installation du parc. 

Par ailleurs, les projets éoliens sont soumis à une réglementation stricte* en matière de remise en état des sites. À la fin de l’exploitation, les éoliennes sont démantelées, les fondations sont retirées conformément aux exigences réglementaires en vigueur et les terrains sont remis dans un état compatible avec leur usage initial, notamment agricole. L’objectif est de concilier la production d’énergie renouvelable avec le maintien durable de l’activité agricole et la préservation des sols.

*Source : Arrêté du 10 décembre 2021 modifié relatif aux installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent

Les retours d’expérience à l’échelle européenne montrent que les parcs éoliens et les activités d’élevage peuvent coexister durablement. Les animaux continuent à pâturer ou à évoluer à proximité des éoliennes sans modification particulière des pratiques agricoles. À ce jour, les études scientifiques n’ont pas permis de démontrer de lien de causalité entre la présence d’éoliennes et des troubles sanitaires ou comportementaux chez les animaux d’élevage. 

Quelques cas particuliers ayant suscité des interrogations ont fait l’objet d’expertises approfondies, conduites par différents organismes (Groupe Permanent de Sécurité Electrique en milieu agricole, ANSES, etc.), sans qu’un effet direct imputable aux éoliennes n’ait pu être établi. 

Source : France Renouvelables, L’éolien en milieu agricole

La valeur d’un bien immobilier dépend de nombreux facteurs. Certains sont objectifs, comme la localisation, l’état du logement, la performance énergétique, l’accessibilité, la luminosité ou la proximité des services. D’autres sont plus subjectifs et peuvent varier selon la perception de chaque acquéreur, notamment la présence d’éoliennes dans le paysage. La présence d’un parc éolien ne constitue donc pas, à elle seule, un facteur déterminant ou systématique d’évolution du prix d’un bien.

L’ADEME a publié en 2022 une étude consacrée à l’évolution des prix de l’immobilier à proximité des parcs éoliens terrestres. Selon cette analyse, l’impact est nul pour 90 % des maisons individuelles étudiées et très faible pour les 10 % restantes, avec un effet de l’ordre de 1,5 % pour les biens situés à moins de 5 kilomètres d’un parc éolien. Cet effet est comparable à celui d’autres infrastructures présentes dans les territoires, comme les pylônes électriques ou les antennes téléphoniques. Au-delà de 5 kilomètres, l’étude ne met pas en évidence d’impact sur les prix.

Source : ADEME, Eoliennes et immobilier

Vous avez des questions sur le projet Ferme Éolienne de Lucy ? Nous y répondons !

Florence Billault-Chaumartin

Iqony