
Projet éolien sur les communes de Lor et La Malmaison
Un projet au service de la transition énergétique locale
Iqony Wind France développe, dans les communes de Lor et de La Malmaison, dans le département de l'Aisne, un projet éolien destiné à contribuer à la transition énergétique locale et nationale. Ce projet favorise la réduction des émissions de gaz à effet de serre et renforce la production d'électricité renouvelable dans la région.
À ce stade, le projet prévoit l'installation de cinq éoliennes, dont trois à Lor et deux à La Malmaison. Avec une puissance totale installée d'environ 20 MW, le parc éolien pourrait à l'avenir produire de l’ordre de 50 GWh d'électricité verte par an. Cela permettrait d'apporter une contribution significative à l'approvisionnement énergétique durable de la région.
L'historique du projet et les études en cours
Dès les premières étapes de développement du projet en 2023, un dialogue a été engagé avec les élus locaux, les propriétaires fonciers, les exploitants agricoles et les services de l'État afin d'en évaluer les conditions d'accueil sur le territoire.
Iqony Wind France a ainsi organisé deux réunions publiques d’information, les 28 et 29 février 2024, à La Malmaison et à Lor, en amont de la conduite des études. Elles ont permis de présenter les premières orientations du projet et d’échanger avec les habitants et les acteurs locaux.
Aujourd’hui, l’ensemble des études ont été menées pour mieux connaître le site et en identifier ses principales sensibilités. Elle ont principalement porté sur le cadre de vie, notamment l’environnement acoustique et les usages locaux de la zone d’implantation, sur le milieu naturel, la faune et la flore, ainsi que sur le paysage et le patrimoine.
Dans ce cadre, un mât de mesure météorologique a été installé sur le site en mars 2024 pour une durée d’un an. Les données recueillies ont permis de mieux caractériser les conditions de vent et de confirmer le potentiel éolien du site. Le mât était également équipé de dispositifs permettant d’enregistrer l’activité des chauves-souris en altitude.
Les résultats des études contribuent à définir, dès la phase de conception, la configuration du projet la mieux adaptée aux caractéristiques et aux sensibilités du territoire.
La prochaine étape consiste à analyser les effets potentiels du projet et à définir les mesures appropriées selon la séquence dite « ERC (Eviter - Réduire - Compenser)». Cette démarche vise ainsi à :
Eviter les impacts, notamment par le choix de l’implantation et l’adaptation des chemins d’accès ou des autres équipements du parc ;
Réduire les impacts qui ne peuvent être évités, par exemple en prévoyant l’arrêt temporaire des éoliennes durant certaines périodes de forte activité des chauves-souris ;
Compenser, en dernier recours, les impacts résiduels significatifs qui n’auraient pu être ni évités, ni suffisamment réduits.
Des mesures d’accompagnement complémentaires pourront également être proposées. L’ensemble des mesures retenues sera présenté dans le dossier de demande d’autorisation environnementale, dont le dépôt est actuellement envisagé au deuxième trimestre 2027.

Les caractéristiques techniques prévisionnelles
| Nombre d’éoliennes | 5 |
| Puissance totale installée | De l’ordre de 20 MW |
| Production annuelle estimée | Environ 50 GWh |
| Département | Aisne (02) |
| Communes concernées | Lor et La Malmaison |
| Stade d'avancement | Campagne de mesures de vent finalisée, états initiaux finalisés, réalisation du volet impacts et mesures |
Données prévisionnelles susceptibles d'évoluer au cours du développement du projet.
Poursuivre le dialogue autour du projet
Les états initiaux désormais établis, la démarche d’information et de concertation se poursuivra, au travers de différentes initiatives, pendant la phase de réalisation de l’étude d’impact, jusqu’au dépôt de la demande d’autorisation environnementale.
Il s’agira notamment de présenter les résultats obtenus, de partager les choix de conception envisagés et de recueillir les observations des élus, des habitants et de l'ensemble des acteurs du territoire. Les échanges contribueront à définir un projet adapté aux caractéristiques et aux enjeux locaux.
Le calendrier du projet
| 2023 | Initiation du projet |
| 2024/2025 | Lancement et réalisation des études |
| 28 et 29/02/2024 | Réunions d’information publique à La Malmaison et à Lor |
| 2026 | Analyse de l’état initial |
| 2026/printemps 2027 | Réalisation de l’étude d’impact |
| 2026/2027 | Actions de dialogue avec le territoire et les parties prenantes |
| Second trimestre 2027 | Dépôt de la demande d’autorisation environnementale |
Pour en savoir plus
Un parc éolien terrestre relève de la réglementation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). À ce titre, il fait l’objet d’une étude d’impact environnemental approfondie dont l’objet est d’analyser l’ensemble des incidences positives ou négatives d’un projet sur son environnement. L’étude d’impact permet également d’identifier les mesures nécessaires pour éviter, réduire ou, lorsque cela est nécessaire, compenser les éventuels impacts résiduels négatifs.
Les expertises portent notamment sur l’environnement humain (qualité de vie des riverains, aspects liés à la santé et à la sécurité, les nuisances sonores, les ombres portées), sur le paysage et le patrimoine ainsi que l’environnement naturel (fonctionnalités écologiques, flore, faune, habitats). Les résultats de ces études permettent d’adapter le projet dès sa conception : choix de l’implantation des éoliennes, mesures de protection, dispositifs de suivi, etc.
L’objectif est de développer un projet compatible avec son territoire d’accueil, en conciliant production d’énergie renouvelable, préservation de l’environnement et qualité de vie des habitants.
La préservation de la santé des riverains est une préoccupation majeure dans le développement d’un parc éolien. En France, les projets sont soumis à une réglementation stricte visant à protéger les populations et qui impose notamment une distance minimale de 500 mètres entre une éolienne et les habitations, ainsi que le respect de seuils acoustiques réglementaires.
Des études acoustiques sont réalisées avant la construction afin de modéliser les niveaux sonores attendus et les éventuelles mesures nécessaires pour les atteindre. Après la mise en service, des contrôles sont réalisés pour vérifier la conformité du parc. Si nécessaire, le fonctionnement des éoliennes peut être ajusté afin de respecter les seuils applicables.
Les éoliennes produisent également des infrasons, comme de nombreux phénomènes naturels (vent, vagues, orages) ou équipements du quotidien. Selon les expertises menées par les autorités sanitaires françaises, notamment l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), les niveaux d’infrasons mesurés à proximité des parcs éoliens sont très faibles et les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence d’effet sanitaire directement attribuable à ces niveaux d’exposition.
Source : ANSES, Exposition aux basses fréquences et infrasons des parcs éoliens
La préservation du milieu naturel fait partie des principaux enjeux étudiés lors du développement d’un parc éolien. Des inventaires écologiques sont réalisés sur un cycle biologique complet afin d’identifier les espèces présentes, leurs habitats et les éventuelles sensibilités du site, notamment pour les oiseaux, les chauves-souris, la flore et les milieux naturels.
Le projet est ensuite adapté selon la séquence réglementaire « Éviter, Réduire, Compenser ». Cette démarche vise en priorité à éviter les secteurs les plus sensibles, puis à réduire les impacts qui ne peuvent être totalement évités, par exemple par l’arrêt temporaire de certaines éoliennes lors des périodes d’activité des chauves-souris. En dernier recours, si des impacts résiduels significatifs subsistent, des mesures de compensation peuvent être mises en place. Des suivis écologiques sont également réalisés pendant l’exploitation du parc afin de vérifier l’efficacité des mesures retenues.
L’objectif est de concilier le développement des énergies renouvelables avec la préservation durable des écosystèmes, en s’appuyant sur les connaissances scientifiques, les retours d’expérience et un suivi environnemental continu.
Les éoliennes sont des installations visibles qui modifient la perception du paysage. Leur implantation fait donc l’objet d’une étude paysagère approfondie et adaptée aux caractéristiques de chaque territoire.
L’étude paysagère analyse les caractéristiques du territoire, ses éléments patrimoniaux, ainsi que les vues possibles depuis les habitations, les axes de circulation, les sites remarquables et les lieux fréquentés. Elle s’appuie notamment sur des cartes de Zones d’Influence Visuelle (ZIV), des photomontages et des analyses de saturation visuelle, qui permettent d’évaluer l’insertion du parc éolien dans le paysage et d’anticiper sa perception depuis différents points de vue.
L’emplacement, le nombre et la disposition des éoliennes sont définis afin de favoriser une implantation cohérente, préserver les éléments remarquables du paysage et maintenir des espaces de respiration visuelle.
L’implantation d’un parc éolien est conçue pour préserver au maximum les activités agricoles. L’emprise au sol est limitée : elle concerne principalement les fondations des éoliennes, les plateformes de maintenance et les chemins d’accès. La grande majorité des parcelles demeure donc disponible pour les cultures ou l’élevage. Les accès sont conçus en concertation avec les exploitants et privilégient, lorsque cela est possible, les voies et chemins existants. L’objectif est de s’intégrer aux pratiques agricoles locales et de limiter les contraintes d’exploitation. Dans la plupart des situations, les agriculteurs peuvent poursuivre leur activité dans les mêmes conditions qu’avant l’installation du parc.
Par ailleurs, les projets éoliens sont soumis à une réglementation stricte* en matière de remise en état des sites. À la fin de l’exploitation, les éoliennes sont démantelées, les fondations sont retirées conformément aux exigences réglementaires en vigueur et les terrains sont remis dans un état compatible avec leur usage initial, notamment agricole. L’objectif est de concilier la production d’énergie renouvelable avec le maintien durable de l’activité agricole et la préservation des sols.
Les retours d’expérience à l’échelle européenne montrent que les parcs éoliens et les activités d’élevage peuvent coexister durablement. Les animaux continuent à pâturer ou à évoluer à proximité des éoliennes sans modification particulière des pratiques agricoles. À ce jour, les études scientifiques n’ont pas permis de démontrer de lien de causalité entre la présence d’éoliennes et des troubles sanitaires ou comportementaux chez les animaux d’élevage.
Quelques cas particuliers ayant suscité des interrogations ont fait l’objet d’expertises approfondies, conduites par différents organismes (Groupe Permanent de Sécurité Electrique en milieu agricole, ANSES, etc.), sans qu’un effet direct imputable aux éoliennes n’ait pu être établi.
La valeur d’un bien immobilier dépend de nombreux facteurs. Certains sont objectifs, comme la localisation, l’état du logement, la performance énergétique, l’accessibilité, la luminosité ou la proximité des services. D’autres sont plus subjectifs et peuvent varier selon la perception de chaque acquéreur, notamment la présence d’éoliennes dans le paysage. La présence d’un parc éolien ne constitue donc pas, à elle seule, un facteur déterminant ou systématique d’évolution du prix d’un bien.
L’ADEME a publié en 2022 une étude consacrée à l’évolution des prix de l’immobilier à proximité des parcs éoliens terrestres. Selon cette analyse, l’impact est nul pour 90 % des maisons individuelles étudiées et très faible pour les 10 % restantes, avec un effet de l’ordre de 1,5 % pour les biens situés à moins de 5 kilomètres d’un parc éolien. Cet effet est comparable à celui d’autres infrastructures présentes dans les territoires, comme les pylônes électriques ou les antennes téléphoniques. Au-delà de 5 kilomètres, l’étude ne met pas en évidence d’impact sur les prix.
Source : ADEME, Eoliennes et immobilier
