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Projet éolien sur les communes de Romery et Wiège-Faty

Un projet au service de la transition énergétique locale

Iqony Wind France développe, sur les communes de Romery et de Wiège-Faty, dans le département de l'Aisne, un projet éolien destiné à soutenir la transition énergétique locale et à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

À ce stade, le projet prévoit l'implantation de trois à cinq éoliennes d'une puissance totale installée comprise entre 17 et 30 MW. À l'avenir, le parc éolien pourrait produire entre 44 et 74 GWh d'électricité renouvelable par an et apporter ainsi une contribution importante à l'approvisionnement énergétique durable de la région.
 

L'historique du projet et les études en cours

Initié en décembre 2024, le projet a depuis franchi plusieurs étapes importantes. 

Dès les premières phases, un dialogue a été engagé avec les élus locaux, les propriétaires fonciers, les exploitants agricoles et les services de l’État afin d’évaluer les conditions d’accueil du projet sur le territoire.

Les premières analyses techniques et les échanges locaux ont conduit à étendre le périmètre d’étude à la commune voisine de Wiège-Faty, afin d’élargir les possibilités d’implantation et de concevoir un projet cohérent avec les caractéristiques du secteur. 

Depuis 2026, des études environnementales et paysagères approfondies sont menées pour identifier les sensibilités du territoire et intégrer, dès la conception du projet, les enjeux liés au cadre de vie, aux paysages et à la biodiversité. Un mât de mesure météorologique a été installé en mars 2026 afin de recueillir pendant douze mois des données sur le vent, notamment sa vitesse, sa direction et sa turbulence, et de confirmer le potentiel éolien du secteur.

Ce mât est également équipé de dispositifs de suivi de l’activité des chauves-souris en altitude. Les données collectées viendront compléter les inventaires naturalistes réalisés sur le terrain et contribueront à définir les mesures permettant d’éviter et de réduire les impacts potentiels sur la biodiversité.

L’ensemble des études en cours permettra de préciser la configuration du projet et d’alimenter l’évaluation environnementale qui accompagnera la future demande d’autorisation.

Les caractéristiques techniques prévisionnelles

Nombre d’éoliennes

3 à 5

Puissance totale installée

17 à 30 MW

Production annuelle estimée

44 à 74 GWh

Département

Aisne (02)

Communes concernées

Romery et Wiège-Faty

Stade d'avancement

Études environnementales (paysage, cadre de vie, biodiversité, etc.) en cours de réalisation

Données prévisionnelles susceptibles d'évoluer au cours du développement du projet. 

Le dialogue et la transparence au cœur du projet

Convaincue qu’un projet de qualité se construit en lien étroit avec son territoire d’accueil, Iqony Wind France conduira une démarche d'information et de concertation tout au long de son développement.

À mesure de l'avancement des études, différents temps d'échange permettront de présenter les résultats obtenus, de partager les choix de conception envisagés et de recueillir les observations des élus, des habitants et de l'ensemble des acteurs locaux. Cette démarche vise à construire un projet prenant en compte les spécificités et les attentes du territoire.

Le calendrier prévisionnel
 

2024 Initiation du projet et échange avec le territoire
2026 Lancement des études environnementales
2026/2027Analyse de l’état initial
2027 Réalisation de l’étude d’impact
2026/2028Actions d’information et de concertation avec le territoire et les parties prenantes 
2027/2028Dépôt de la demande d’autorisation environnementale

Pour en savoir plus

Un parc éolien terrestre relève de la réglementation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). À ce titre, il fait l’objet d’une étude d’impact environnemental approfondie dont l’objet est d’analyser l’ensemble des incidences positives ou négatives d’un projet sur son environnement. L’étude d’impact permet également d’identifier les mesures nécessaires pour éviter, réduire ou, lorsque cela est nécessaire, compenser les éventuels impacts résiduels négatifs. 

Les expertises portent notamment sur l’environnement humain (qualité de vie des riverains, aspects liés à la santé et à la sécurité, les nuisances sonores, les ombres portées), sur le paysage et le patrimoine ainsi que l’environnement naturel (fonctionnalités écologiques, flore, faune, habitats). Les résultats de ces études permettent d’adapter le projet dès sa conception : choix de l’implantation des éoliennes, mesures de protection, dispositifs de suivi, etc. 

L’objectif est de développer un projet compatible avec son territoire d’accueil, en conciliant production d’énergie renouvelable, préservation de l’environnement et qualité de vie des habitants.

La préservation de la santé des riverains est une préoccupation majeure dans le développement d’un parc éolien. En France, les projets sont soumis à une réglementation stricte visant à protéger les populations et qui impose notamment une distance minimale de 500 mètres entre une éolienne et les habitations, ainsi que le respect de seuils acoustiques réglementaires.

Des études acoustiques sont réalisées avant la construction afin de modéliser les niveaux sonores attendus et les éventuelles mesures nécessaires pour les atteindre. Après la mise en service, des contrôles sont réalisés pour vérifier la conformité du parc. Si nécessaire, le fonctionnement des éoliennes peut être ajusté afin de respecter les seuils applicables.


Les éoliennes produisent également des infrasons, comme de nombreux phénomènes naturels (vent, vagues, orages) ou équipements du quotidien. Selon les expertises menées par les autorités sanitaires françaises, notamment l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), les niveaux d’infrasons mesurés à proximité des parcs éoliens sont très faibles et les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence d’effet sanitaire directement attribuable à ces niveaux d’exposition.

Source : ANSES, Exposition aux basses fréquences et infrasons des parcs éoliens

La préservation du milieu naturel fait partie des principaux enjeux étudiés lors du développement d’un parc éolien. Des inventaires écologiques sont réalisés sur un cycle biologique complet afin d’identifier les espèces présentes, leurs habitats et les éventuelles sensibilités du site, notamment pour les oiseaux, les chauves-souris, la flore et les milieux naturels. 

Le projet est ensuite adapté selon la séquence réglementaire « Éviter, Réduire, Compenser ». Cette démarche vise en priorité à éviter les secteurs les plus sensibles, puis à réduire les impacts qui ne peuvent être totalement évités, par exemple par l’arrêt temporaire de certaines éoliennes lors des périodes d’activité des chauves-souris. En dernier recours, si des impacts résiduels significatifs subsistent, des mesures de compensation peuvent être mises en place. Des suivis écologiques sont également réalisés pendant l’exploitation du parc afin de vérifier l’efficacité des mesures retenues.

L’objectif est de concilier le développement des énergies renouvelables avec la préservation durable des écosystèmes, en s’appuyant sur les connaissances scientifiques, les retours d’expérience et un suivi environnemental continu.

Les éoliennes sont des installations visibles qui modifient la perception du paysage. Leur implantation fait donc l’objet d’une étude paysagère approfondie et adaptée aux caractéristiques de chaque territoire. 

L’étude paysagère analyse les caractéristiques du territoire, ses éléments patrimoniaux, ainsi que les vues possibles depuis les habitations, les axes de circulation, les sites remarquables et les lieux fréquentés. Elle s’appuie notamment sur des cartes de Zones d’Influence Visuelle (ZIV), des photomontages et des analyses de saturation visuelle, qui permettent d’évaluer l’insertion du parc éolien dans le paysage et d’anticiper sa perception depuis différents points de vue.

L’emplacement, le nombre et la disposition des éoliennes sont définis afin de favoriser une implantation cohérente, préserver les éléments remarquables du paysage et maintenir des espaces de respiration visuelle.

L’implantation d’un parc éolien est conçue pour préserver au maximum les activités agricoles. L’emprise au sol est limitée : elle concerne principalement les fondations des éoliennes, les plateformes de maintenance et les chemins d’accès. La grande majorité des parcelles demeure donc disponible pour les cultures ou l’élevage. Les accès sont conçus en concertation avec les exploitants et privilégient, lorsque cela est possible, les voies et chemins existants. L’objectif est de s’intégrer aux pratiques agricoles locales et de limiter les contraintes d’exploitation. Dans la plupart des situations, les agriculteurs peuvent poursuivre leur activité dans les mêmes conditions qu’avant l’installation du parc. 

Par ailleurs, les projets éoliens sont soumis à une réglementation stricte* en matière de remise en état des sites. À la fin de l’exploitation, les éoliennes sont démantelées, les fondations sont retirées conformément aux exigences réglementaires en vigueur et les terrains sont remis dans un état compatible avec leur usage initial, notamment agricole. L’objectif est de concilier la production d’énergie renouvelable avec le maintien durable de l’activité agricole et la préservation des sols.

*Source : Arrêté du 10 décembre 2021 modifié relatif aux installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent

Les retours d’expérience à l’échelle européenne montrent que les parcs éoliens et les activités d’élevage peuvent coexister durablement. Les animaux continuent à pâturer ou à évoluer à proximité des éoliennes sans modification particulière des pratiques agricoles. À ce jour, les études scientifiques n’ont pas permis de démontrer de lien de causalité entre la présence d’éoliennes et des troubles sanitaires ou comportementaux chez les animaux d’élevage. 

Quelques cas particuliers ayant suscité des interrogations ont fait l’objet d’expertises approfondies, conduites par différents organismes (Groupe Permanent de Sécurité Electrique en milieu agricole, ANSES, etc.), sans qu’un effet direct imputable aux éoliennes n’ait pu être établi. 

Source : France Renouvelables, L’éolien en milieu agricole

La valeur d’un bien immobilier dépend de nombreux facteurs. Certains sont objectifs, comme la localisation, l’état du logement, la performance énergétique, l’accessibilité, la luminosité ou la proximité des services. D’autres sont plus subjectifs et peuvent varier selon la perception de chaque acquéreur, notamment la présence d’éoliennes dans le paysage. La présence d’un parc éolien ne constitue donc pas, à elle seule, un facteur déterminant ou systématique d’évolution du prix d’un bien.

L’ADEME a publié en 2022 une étude consacrée à l’évolution des prix de l’immobilier à proximité des parcs éoliens terrestres. Selon cette analyse, l’impact est nul pour 90 % des maisons individuelles étudiées et très faible pour les 10 % restantes, avec un effet de l’ordre de 1,5 % pour les biens situés à moins de 5 kilomètres d’un parc éolien. Cet effet est comparable à celui d’autres infrastructures présentes dans les territoires, comme les pylônes électriques ou les antennes téléphoniques. Au-delà de 5 kilomètres, l’étude ne met pas en évidence d’impact sur les prix.

Source : ADEME, Eoliennes et immobilier

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Iqony